Anneliese Strasbourg, 30 décembre 2025
Préface : voilà maintenant de long mois au cours desquels je ne me suis connecté, si bien que j'ai cru en perdre mes identifiants. Je me souviens de certains mots à mon égard, de souvenirs à l'égard de certaines entrevues (Larissa Baccarin, Sabrinita). La vie m'aura mené dans des contrées encore jamais explorées auparavant, la vie m'aura mené vers des sentiments encore jamais explorés auparavant. Soit. La force de l'âge est donc de se laisser surprendre..
Voilà maintenant de longs mois que je m'évertue à penser à Anneliese sans jamais vraiment avoir le courage de franchir le pas. Après une brève discussion quelques jours auparavant durant laquelle j'ai eu le bonheur d'entendre sa voix, je me suis dirigé vers Strasbourg, le coeur battant. Il fait froid en ce début d'après-midi et les routes menant à la capitale alsacienne sont désertes ; fêtes de fin d'année oblige. Machinalement, comme si cette ville était la mienne, j'ai emprunté les longues lignes droites en respectant scrupuleusement les limitations de vitesse (même si 50km/h maximum sur une portion comme peut l'être la rue de la Rochelle est un crime passable d'un contravention de 4e classe). À cette période-ci de l'année, rares sont les roumaines à faire le trottoir. Je n'aurai croisé que très peu de demoiselles bousillées par les affres de la vie (deux, peut-être trois si on considère qu'une étudiante en lettres modernes vêtue d'une robe courte attendant à un arrêt de bus est une péripatéticienne). Je me suis arrêté au bord du Rhin pour penser à mes illusions et mes désirs de jeune homme. J'ai fermé les yeux durant quelques minutes en collant mes mains contre mon torse. J'ai inspiré, expiré, récité du Emmanuel Carrère ("La plupart se croient sur terre pour trouver l’amour, devenir riche, exercer un pouvoir, produire des points de croissance ou laisser son empreinte dans les sables du temps. Les gens qui se savent sur terre pour contempler le ciel, ils sont rares") avant de boire une gorgée de soda sans sucres. J'ai toujours rêvé d'être quelqu'un partant à la conquête du monde avant de tout envoyer valser pour une raison obscure (le cours boursier de l'action
EssilorLuxottica par exemple). Au fond, je ressemble à n'importe quel homme de ma génération ; je ne sais pas ce que je vaux parce que je ne sais pas vraiment ce que je veux.
Le vent a commencé à se lever lorsque je suis retourné à ma voiture ; cette voiture qui, depuis mes derniers messages postés ici, n'a pas changé. La radio diffuse un extrait de l'album
The Nightfly de Donald Fagen. Je roule en direction du centre-ville de Strasbourg en empruntant des quartiers périphériques. Je passe devant l'adresse donnée par Anneliese quelques jours plus tôt. Je pense à elle, son sourire, ses longues jambes. Je ne peux m'empêcher de penser à tout un tas de choses parmi lesquelles l'idée de poser mes lèvres sur les siennes, sucrées, orangées, vanillées. Je lui envoie un message et attends sa réponse de manière assez fébrile. Je suis timide, introverti, je n'ai pas changé. Son retour est dithyrambique, nous convenons d'un rendez-vous. Je tournicote dans son quartier à la recherche d'une place de stationnement, d'un distributeur de billets, de ce que d'aucuns appellent l'excitation préalable à une rencontre. Après de longues minutes au cours desquelles le stress s'est fait patent, je me dirige en direction de son appartement. Anneliese me récupère sur le pas de son immeuble, dans le
dresscode demandé. Elle est féminine, belle dans sa robe. À cet instant bien précis, je me dis que j'ai fait le bon choix.
Nous nous dirigeons vers sa chambre. Je dépose mes affaires et répond par l'affirmative à sa proposition de me servir un soda. Nous échangeons sommairement et suis impressionné par son accent français. Nous buvons, trinquons ensemble et ne peux m'empêcher de lui prendre sa main. Je ne contrôle plus grand-chose ; mes lèvres se collent aux siennes dans un excès de fougue, ce que d'aucuns prennent (un malin) plaisir à appeler la passion. Nous nous embrassons longuement, passionnément ; elle me plaît, elle me dit que c'est réciproque (je ne prête guère attention à cette marque de politesse, tant j'ai du mal à la prendre comme sincère ; elle me répétera plusieurs fois que ça l'est. Je rougis au bout de la troisième fois). Je souris en me perdant dans son regard. Je suis sous le charme. Je là déshabille avant qu'elle ne répète les gestes sur moi. Tourneboulé par son physique, ses yeux, sa voix, je ne réponds plus. Mon cerveau a perdu le contrôle de mes gestes, mes mouvements. Un quelque chose que je ne parviens à apprivoiser a pris le dessus ; je ne sais pas ce que c'est tant cela est grisant. J'active le contrôle automatique et l'embrasse partout, caresse ses jambes, le bas de son ventre, son cou. Pour tout un tas de raisons qui me sont propres, j'ai fait de ce rendez-vous un havre de préliminaires plutôt qu'une partie de jambes à l'air. Anneliese a du charme, de la discussion, des envies qui méritent d'être assouvies.
J'ai quitté Anneliese au bout d'un peu plus d'une heure. Strasbourg vit, revit, survit. Le cœur léger, l'esprit lourd, j'ai éteint l'autoradio qui s'est allumé automatiquement pour prendre des chemins de traverse. J'ai perdu l'Alsace de vue pour la retrouver quelques semaines après. Il n'y a rien de plus triste que le déracinement. Il n'y a rien de plus beau que de se perdre dans les bras d'une dulcinée aux jambes longues et aux lèvres sucrées. Il y a des philosophies de vie qui se perdent ; voilà une philosophie de vie comme une autre.
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Postface : je confirme que les photos - et, par conséquent, les commentaires - de son annonce sont réelles. 200€/h, Anneliese est plutôt soumise (même si ce n'est pas; compte-tenu de mon caractère, ce que je suis venu chercher tant je préfère le GFE). Très bonne discussion, personne agréable et profondément humaine).
Bonne année à tous
Je pense à Raymont, Valsaint, Ruben (dont je n'oublie les très beaux échanges que nous avons pu avoir) et espère qu'ils se portent bien.